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Federal Prison Handbook

PLN editor quoted in French publication re prisoners' access to Facebook

Le Ben Franklin Post, Aug. 13, 2011. http://franceusamedia.com/2011/08/les-prisonnie...
PLN editor quoted in French publication re prisoners' access to Facebook - Le Ben Franklin Post 2011

Les prisonniers californiens privés de Facebook

Par Gary Grenier | 13/08/2011

Los Angeles (Californie) - France USA Media.

L’Etat de Californie a demandé à Facebook de désactiver les comptes de ses détenus. Une mesure qui, selon l’administration pénitentiaire, empêcherait les prisonniers de continuer leurs activités criminelles via le réseau social. Les délinquants sexuels, par exemple, ne pourraient plus contacter voire harceler leurs victimes.

A l’origine de cette démarche, de nombreuses plaintes de parents qui ont reçu des courriers de prédateurs sexuels contenant des esquisses de leurs enfants, déjà victimes par le passé. Certains détenus ont pu consulter leur profil grâce à des téléphones portables obtenus illégalement. D’autres ont même donné leur nom d’utilisateur et leur mot de passe à des tiers pour agir à leur place.

Facebook a accepté de supprimer les profils de détenus mis à jour alors qu’ils sont incarcérés. Une action conforme à la déclaration des droits et des responsabilités du réseau social qui s’adresse entre autre aux personnes accusées de viol : «Vous n’utiliserez pas Facebook si vous devez vous inscrire auprès des autorités locales en raison d’une condamnation pour violences sexuelles» et «vous ne communiquerez pas votre mot de passe ne laisserez personne accéder à votre compte ou ne ferez quoi que ce soit qui puisse compromettre la sécurité de votre compte.»

« Je suis assez sceptique face à la volonté de l’Etat de Californie », explique Paul Wright, rédacteur en chef du magazine Prison Legal News. « Sincèrement, je peux comprendre la crainte des familles des victimes, mais n’oublions pas que si les supposés courriers sont arrivés chez elles, c’est que l’adresse leur a été transmise. Je ne suis pas sur Facebook car je sais qu’en m’inscrivant, je lève le voile sur ma vie privée, tout le monde peut avoir accès à des informations personnelles et donc me contacter. C’est le but de Facebook ! De leur côté, les détenus n’ont rien à perdre. Ils sont déjà en prison et trouveront toujours un moyen d’accéder aux réseaux sociaux, de manière frauduleuse s’il le faut. Leur supprimer l’accès à internet ne ferait que les isoler une fois encore et donc les déshumaniser ».

La connexion à des réseaux sociaux depuis les milieux carcéraux se répand de plus en plus dans le monde. En Grande-Bretagne, un mafieux s’est servi de Facebook pour menacer des dizaines de personnes tandis qu’un autre a contacté la famille d’une de ses victimes, poignardées à mort. Ce phénomène s’explique par l’utilisation de plus en plus régulière de contrebande, surtout en matière de téléphones portables. En 2006, 261 mobiles ont été confisqués à l’intérieur des établissements pénitenciers de l’Etat contre 7284 pendant les six premiers mois de l’année 2011.